mercredi 7 décembre 2011

La révolution c'est cool !

Ha oui ! J'adooooooore la révolution.
C'est vrai c'est cool quoi, lutter pour ses idées, renverser les méchants dictateurs, boire du pinard dans la jungle, tout ça, ça le fait.
C'est comme Le Che que l'on voit depuis des années apparaître sur les tee shirts et les sacs des ados.
Il est cool Le Che, non ?
« Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort »
Ha bon, il a dit ça, il était bourré non ?
« la haine comme facteur de lutte ; la haine intransigeante de l'ennemi, qui permet à l'être humain de dépasser ses limites, et le transforme en une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer »
Mais, heu, je croyais qu'on faisait la révolution pour la paix et qu'on se fasse un barbeuc tous ensemble. Merde alors, les historiens qui attribuent des exactions à Che Guevarra auraient raison.
Vite, il faut le dire à tous ces gens qui sont fiers d'avoir son portrait sur le frigo, vite il faut les prévenir de leur erreur.
Quoi ? Ils s'en foutent ? C'est hype d'avoir une photo du Che et c'est tout ce qui compte ?
Ha, ouch, je suis encore trop naïf.
Bon et les révolutions d’aujourd’hui dans le monde arabe, ça c'est cool non, ce sont des gens biens qui renversent le pouvoir dictatorial en place, et qui ne feraient pas de mal aux autres car eux aussi sont victimes.... ils ne frapperaient pas des femmes sous les applaudissements de la foule....
Je ne vais pas développer lecteur, tu sais bien ce qui se passe.
Tu sais bien qu'il n'y a pas de gentils.
Et tu sais aussi que la vraie naïveté des bobos est une source d'inspiration inépuisable.
L'histoire, personne ne la connaît avec exactitude, mais les faits sont relatés.
C'est tellement plus facile de vouer un culte à un militaire aux cheveux longs, que de se décider à mener sa propre révolution, celle primordiale, spirituelle, à l'intérieur, de l'abolition (autant que faire se peut) des influences débiles et mercantiles.
Des opinions hard discount.

vendredi 28 octobre 2011

Mon pixel personnel

Les photographes de reportage sont bien souvent confrontés au "problème" de droit à l'image.
Je passe sur les propriétaires de maison qui trouvent leur demeure si exceptionnelle qu'ils voudraient toucher le pactole si celle ci apparaît au fond de l'image, floue, détachée du sujet, et que eux seuls l'auront remarquée.
Non, je veux parler de l'image physique, l'image propre, celle que l'on a de soi ou que l'on voudrait faire avaler aux autres.
"Je ne veux pas être pris(e) en photos"
Bon, petit bémol avant tout. Pour avoir, par un passé lointain et moins expérimenté, tenté de faire signer le fameux sésame (j'autorise machin à utiliser mon image dans le cadre de sa communication....) je peux dire que j'en ai essuyé des refus ; et des bonnes photos inutilisables, et des photos ratées pour avoir dû courir faire signer le sujet précédent. Alors que quand j'ai avec moi une assistante souriante (je ne me mêle de rien, je reste rivé dans mon œilleton, dans mon univers), tout le monde accepte. Comme quoi, cette sacrosainte image, est tout de même confiée plus facilement à une belle jeune fille avenante, qu'à un grand chauve de plus de 100 kg (et moins avenant).
Mais cette image bon sang (j'ai dit "bordel") quelle importance a t elle ?
Vous croyez vraiment que les gens vont vous voir dans telle ou telle publication, découper vos photos avec un fétichisme sadique pour les afficher dans leurs toilettes.
Mais merde (là je l'ai bien dit) votre image, mon image, elles ne valent rien (parce que nous ne sommes pas célèbres, mais c'est un autre débat).
Notre image dans un journal, ou dans un guide, ou je ne sais quoi, qu'est ce que ça peut foutre ?
Du moment qu'il n'y a pas d'intention politique ou religieuse, du moment qu'aucune idéologie contraire à nos mœurs n'est représentée : qu'y a t il donc qui vous fasse péter si haut que vous pensiez toucher les étoiles ?
Je ne comprends pas. Par un passé tout aussi lointain où j'étais impliqué sur pas mal de projets culturels et infructueux financièrement (détail inutile) je sais ce que c'est de se voir dans une publication et je n'y comprends pas l'enfer.
Peut être parce que j'ai conscience que mon image n'intéresse pas ce que l'on appelle "le grand public" (ce sont les autres, ceux qui ne sont pas nos proches mais que nous sommes amenés à croiser chaque jour).
A l'inverse de cette chauffeur de bus qui a cru bon de tirer la langue et d'agiter les bras à la façon d'un singe pour m'empêcher de prendre une bonne photo alors que je plantais la depuis 15 minutes pour l'immortaliser ce putain de bus à la bourre.
"Je ne suis pas photogénique"
Mais parce que tu crois que tu es mieux en réel ?
Non, je lui ai juste dit qu'elle m'empêchait de travailler, d'autant que le reportage était commandité par son patron (je vous rassure, je ne l'ai pas balancée).
Bref.
Jusqu'où va t on aller avec cette importance que l'on s'accorde sans modestie.
Où nous conduira cette vanité inutile.
Combien d'années avant que l'on porte tous, sur la tête, un casque avec lunettes occultantes qui nous permette de choisir qui nous verra ou pas dans la rue ou au café.
"Azarox souhaite devenir ami dans la vraie vie avec vous."
"Bélussian vous demande votre laser afin d'allumer sa cigarette électronique."
Bien sûr "choisir" sera toujours un bien grand mot, vu qu'il faudra mettre forcément sa famille en amis, l'ami de son ami qu'on a croisé une fois et dont on se fout, et sans oublier son patron avec qui il ne faudra pas oublier d'activer le mode "rire" lorsqu'il sortira des blagues sous peine de se voir sucrer sa prime de Noël.
Bon, finalement ça ne sera pas si différent d'aujourd'hui. Il y aura le casque en plus.
Et à ce moment là, si un fétichiste sadique a effectivement découpées des photos de toi pour les afficher dans ses toilettes, tu n'auras qu'à pas répondre à ses pokes.





mardi 18 octobre 2011

Un oeuf de panda pour la 12 !

L'écologie c'est quoi sans déconner ?
On va se wiki-renseigner : "le domaine de réflexion qui prend pour objet l'étude des interactions, et de leurs conséquences, entre individus"
Ha ok, la on est d'accord. Je me disais bien que ceux qui se qualifient d'écolos ne comprennent souvent pas grand chose et tirent des conclusions hâtives en toute ignorance.
Pour moi l'écolo, comme on me l'a appris à la fin des années 80, c'était celui qui ne jetait pas son papier par terre. Ou encore ne laissait surtout pas son mégot, même éteint, dans la nature. Mais apparemment je me trompais.
Les écolos ça réflexionne alors, et bien c'est pour ça qu'on s'entend pas.
C'est pour ça que ce vieux couple avec leurs tongs en poils de lama roulait dans un mini bus volkswagen vieux de trente ans, qui devait consommer au moins du 15 litres et qui tuait deux oiseaux au kilomètre. C'est parce qu'ils réflexionnaient.
C'est aussi pour ça que des bobos en mal de sensations s'amusent à crever les pneus des 4x4 sous couvert d'une soi disant préservation de l'environnement, alors qu'une étude prouve (et a d'ailleurs été vérifiée par d'autres scientifiques) qu'un chien, en une année, laisse une empreinte carbone deux fois supérieure à celle d'un tout terrain Toyota qui roule 10 000 kms (ce qui équivaut aussi à une année d'utilisation moyenne). Il serait donc plus judicieux de crever les pneus de leurs chiens.
Quand nous pique niquons, j'apprends à mes enfants que l'on peut laisser les déchets organiques sur place. Coquilles d'oeuf, pelures de tomates, miettes de pain (en prenant quand même soin de ne pas les laisser en plein milieu).
Parce que j'ai la flemme de me trimbaler une poubelle au retour ?
Non, j'en trimbale déjà une remplie des déchets non organiques (y compris les mégots).
Simplement si tu veux faire de petits gestes (ça fait mauvais slogan mais tant pis) réfléchis à combien de rotations de camions, d'incinérations, d'enfouissements, tu peux faire échapper la planète si tout le monde faisait cela.
Le poids de toutes les coquilles d’œuf du monde ça doit faire du lourd.
Mais l’écolo qui réflexionne, enroulé dans son écharpe multicolore, te dira, s'il l'ose vu qu'il fait souvent la moitié de ton poids, que tu pollues avec tes coquilles d’œuf par terre.
Il ne se rend pas compte de tout le bien que tu viens de faire. Il ne rend pas compte qu'il est en train de te parler d'esthétisme et pas d'environnement.
Pareil si tu embarques des pierres sur les sentiers pour refaire ton vieux mur, il serait capable de te dire que tu dénatures alors que tu aides à lutter contre l'érosion galopante qui dévaste bon nombre de coins en Provence Alpes.
Mais comme l'écolo réflexionne, il n'a pas encore la solutionne.
C'est normal.
Donc je ne suis pas écolo, et du coup le badge que je portais toute l'année des mes 12 ans n'a plus aucun sens.
Tant pis, je pourrais peut être m'en remettre en faisant volte face. Je deviens ultra capitaliste, et je veux pourrir le globe, j'investis dans des actions chez EDF pour voter le tout nucléaire au conseil d'administration, et puis aussi chez l'Oréal pour qu'on continue à éviscérer toutes sortes de bestioles au nom de la science cosmétique.
Oui je vais investir dans le mal, mon côté obscur, et je vais........ ha mais non. Merde.
EDF et l'Oréal sont de très gros investisseurs de la fondation Nicolas Hulot.
Du coup en achetant leurs actions, je financerais la FNH.
Et du coup, je deviendrais un écolo qui réflexionne moi aussi. Il faudrait que perde quarante kilos et que je me trouve un trench coat et une longue longue écharpe multicolore.
Non, c'est trop compliqué pour moi tout ça.
Je crois que je vais me contenter de ne pas jeter mes papiers par terre.
A part si c'est un fly pour une soirée Nicolas Hulot.

Et pour finir un petit bonus garanti véridique (comme tout sur ce blog), une discussion entre deux femmes trentenaires entendue dans la rue, de nuit (vous allez finir par croire que je suis misogyne mais c'est tout le contraire ! Et puis ho, c'est un cadeau !)
"Brrrrr, y fait froid."
"Ouais, la nuit y fait froid, et le jour y fait chaud."
"Mais la nuit c'est normal qu'y fait froid."
"Ouais mais le jour y fait très chaud."
"Mais c'est l'automne aussi."
.....
"Mais brrrrrrrr, y fait froid quand même."



dimanche 9 octobre 2011

Pour le second degré, vous prenez l'ascenceur ?

C'était une brunette au sourire malicieux, au petit nez adolescent et dont la trentaine passée se reflétait sur les cernes qui lui mangeaient les pommettes.
La discussion s'est imposée comme un papillon virevoltant autour de nous, pour finalement se transformer en un bloc de béton du type de ceux qui lestent les grues sur les chantiers.
Elle voulait reprendre ses études, ce qui ne me paraît jamais ni une bonne, ni une mauvaise idée, mais apparemment ses premiers tests n'auraient pas été concluants.
Pour la rassurer, avec un brin de provoc', j'ai dit "De toute façon, tout ce qu'on t'apprend à l'école, c'est des conneries. C'est Orson Wells qui l'a dit".
J'ai senti le vide dans ses pupilles.
"Wells" m'a t elle interrogé "le type des aspirateurs ?".
A ce moment, une fissure sembla faire le tour de ma boîte crânienne.
Comme pour tromper la mort, l'ennui, le désarroi, j'ai voulu continuer sur l'humour.
"Non, le type des aspirateurs c'est Edgar Hoover."
Au moment où je disais cela, je priais intérieurement pour qu'elle comprenne tout le non sens de cette discussion, et en même temps je regrettais immédiatement de m'être engagé sur cette voie. Comme lorsqu’on croise un accident de voiture, que l'on ne peut s'empêcher de regarder et que l'on voudrait aussitôt oublier.
Elle fit mine de réfléchir puis finalement acquiesça.
Comme si j'avais enclenché le pilote automatique, une deuxième répartie sortit de ma bouche, sans que je ne puisse la retenir.
"Sinon y'a les Mike Dyson, mais ça arrache les oreilles."
Je me suis dit que j'étais un salopard plein d'esprit à ce moment la.
Le vide dans ses yeux se faisait de plus en plus important, et j'aurais voulu pouvoir joindre la capitaine Kirk sur la radio pour le prévenir que l'USS Enterprise allait être englouti par un trou noir gigantesque.
"Ca fait plus de bruit ?" finit elle par sortir.
Je me suis alors senti extrêmement fatigué, j'aurais voulu ne pas l'avoir croisée malgré la douceur que m'avait apportée la vue de sa peau de pêche.
"Oui, beaucoup de bruit" ai-je fini par souffler "bon je dois vraiment y aller".
"OK, à plus tard" me dit elle.
Et comme si je lui taillais une nouvelle paire de chaussures en béton, encore, sachant que je sèmerais le trouble dans son esprit format pocket, je n'ai pu m'empêcher : "Rien n'est moins sûr".
Je suis parti en essayant d'oublier toute cette absurdité, en me disant à nouveau que j'étais un salaud mais que faire de l'esprit avec certaines personnes est à peu prés aussi méritant que de flinguer un lapin en cage.
Oui , elle était mignonne, c'est sûr.
Quand même, faudrait peut être prévenir les vendeurs d'électroménager de la région.




vendredi 7 octobre 2011

L'emploi dans ta gueule

Hier soir, décidé à me détendre devant n'importe quelle sous merde télévisuelle de fin de soirée, prêt à me faire laver le cerveau par un scénario pourri servi par des acteurs décadents, je me suis retrouvé pris au piège par la bande annonce d'Infrarouge qui commençait.
Et bam, ça y était on m'obligeait à réfléchir et m'indigner alors que je passe déjà mes journées à ça. Mais je n'ai pas pu décrocher.
"La gueule de l'emploi" était le titre de ce fabuleux documentaire de Didier Cros.
Il s'agissait d'un process de recrutement sur deux jours, organisé par Gan prévoyance, et géré par trois cadres puants de la société, ainsi que deux gros lards de recruteurs complètement sadiques et heureux du simili-pouvoir qui leur était confié.
L'on m'aurait dit que c'était une fiction, j'aurais répondu que les personnages étaient un peu trop caricaturaux.
Mais malheureusement c'était la réalité d'un monde impitoyable que, sérieusement, je ne soupçonnais pas possible à ce point la.
Dix candidats en réunion, un jury de cinq personnages immondes précités, et des mises en situations, des jeux de rôles, des exercices tous plus débiles les uns que les autres ont placé dans ce huis clos sordide une atmosphère à la fois stressante, humiliante et complètement incohérente avec la dynamique d'une recherche d'emploi.
Tout était fait pour déstabiliser les candidats, mais pas seulement, car même lorsqu'ils ne passaient pas à l'étape suivante, leurs faiblesses étaient décortiquées comme une grosse tarte dans leurs gueules sans que personne ne bronche ou ne leur dise "Non mais tu te prends pour qui ? Parce que tu es de l'autre côté du bureau tu penses tout savoir sur tout ?" (c'est un truc que j'ai balancé à ma prof de français en 4éme, mais c'était facile, je n'avais rien à perdre).
Il fallait vraiment voir comment les cadres et les recruteurs se permettaient de parler à ces pauvres gens. Entre les lignes on pouvait lire "on vous tient par les couilles".
Bref, sur 10 candidats, deux sont partis avec fierté dans la première phase (la je dis chapeau), cinq se sont vus tout bonnement refusés pour la suite, et trois ont accédé à la deuxième phase.
Précisons qu'à ce stade les candidats ne savaient toujours pas pour quel job ils postulaient, ils savaient juste que c'était dans la branche commerciale.
Arrive le moment, au deuxième jour, où on présente le poste aux trois élus.
Commercial, le SMIC + primes.
La je me dis ils vont leur rire au nez, se lever et partir en claquant la porte. Particulièrement l'un d'eux qui avait quand même 35 ans d'expérience dans la vente et à qui l'on parlait comme à un gosse.
Et bien non O_o, tous sont restés.
Arrivent les entretiens individuels. Une deuxième couche de brimades et d'humiliation.
C'était littéralement hallucinant.
Au final deux seront retenus, dont l'une (la seule femme) ne sera pas gardée au terme de sa période d'essai.
Six mois plus tard, le seul restant en poste chez Gan prévoyance, touchait environ 1 700 € nets (en comptant les primes, la base de SMIC n'évolue jamais) pour être corvéable à merci de 6h00 à 22h30 (lors de l'entretien individuel ils lui ont quand même posé la question "Par quoi compensez vous votre lenteur d'esprit ?").
Je te jure j'aurais voulu pouvoir débarquer dans la salle et leur flanquer une raclée à ces cinq gros porcs (dont deux femmes), j'aurais voulu sauver ces gens, leur dire "non ce n'est pas la vie, vous valez mieux que ça, nous valons tous mieux que ça, arrêtez de vous laisser insulter."
Mais même si j'avais pu faire cela, aucun ne m'aurait suivi.
A la fin de la première phase, l'un des 5 non retenus les a supplié de le laisser revenir le lendemain.
Un conditionnement mental absolu, un formatage réalisé en à peine une demi journée.
On sait depuis longtemps toutes les horreurs qu'il est possible de commanditer à une armée bien entraînée, même si elle est composée de braves gens.
On se rassure en pensant que tout cela appartient au passé.
La j'ai vu des gens brisés, désœuvrés, humiliés, et prêts à te donner un coup de crosse dans le dos pour te fourrer dans une cellule si le chef le demande.
Le docu était ponctué des interviews des candidats qui, avec du recul, n'en revenaient pas eux mêmes de la situation.
A l'exception de celui qui avait supplié.
Il n'y avait pas de sang, pas de flingues, pas de violences physiques ; et c'est pourtant bien un crime contre l'humanité que j'y ai vu la.


mercredi 5 octobre 2011

Grâce à mon sixième doigt et l'évolution

C'est parti d'une petite phrase facile et mal fagotée :
"L'homosexualité existe chez 450 espèces, l'homophobie chez une seule. Qu'est-ce qui est naturel aujourd'hui ?"
Et donc comme j'ai pu y répondre, j'ai vu de mes yeux vu un Cocker croisé Mykonos qui se faisait mordre par les autres chiens, pour son attirance canine envers le cuir et les plumes d'indien.
Mais ça aussi c'est facile, même si c'est vrai. Allons plus loin.
Laissons faire la nature donc.
Une poule malade, infirme, ou pas dans les bons tons de blanc ou de roux dans un poulailler sera attaquée à coup de becs jusqu'à la mort par ses congénères pourtant très naturelles. Et ce qui est intéressant c'est que cela ne se produit pas dans ses saloperies d'élevages en batterie où ces gallinacées ont perdu tout repère avec leur patrimoine génétique.
Un lion qui putsch un autre lion chef d'une tribu dévorera les plus jeunes lionceaux pour les remplacer par sa propre descendance.
Dans un nid, l'oisillon le plus frêle, n'arrivant pas à se hisser à hauteur des autres, n'attrapera jamais rien à manger de ses parents qui finiront par le laisser mourir puisque sa condition physique n'est pas viable pour l'espèce. Point de couveuse de maternité ni de biberon pour ce pauvre innocent. La nature à décidé de l'éliminer au conseil, pour lui l'aventure s'arrête la.
J'imagine qu'il y aurait des encarts unnatural à faire si on décidait de ne pas sauver nos bébés humains prématurés.
Plus proches de nous, les Chimpanzés torturent purement et simplement leurs semblables albinos, les rejettent, les poussent à l'auto destruction (oui ils pourraient bosser à la direction de Renault).
Quant aux Bonobos ils n'hésitent pas à pratiquer l'inceste à longueur de journées sans que leur conscience en soit affectée.
L'être humain est une sacrée foirade, un rebut de l'univers intersidéral, je suis d'accord, mais franchement niveau salauds les animaux n'ont rien à nous envier.
Précisons pour terminer que chez les animaux l'acte sexuel a toujours pour objectif une finalité de procréation.
Donc, si nous voulons rester naturels, arrêtons de baiser et contentons nous de nous reproduire (on va serrer les dents je pense).
Finalement, c'est pas si bien fait tout ça.
Je finirai sur un clin d'oeil (genre oeil vitreux de Mo, le fabuleux Jacques Villeret, dans "L'été en pente douce") pour la belle Laureen de Montréal qui va me faire siffler les oreilles jusqu'ici : "Bah, c'est la nature hein !".


vendredi 30 septembre 2011

Ma vieille 2013

Ayant parcouru les réunions soporifiques et incroyablement dédiées à l'éloge de pouvoirs en place qui nous servit la langue de bois sur un vieux plateau en métal rouillé, je peux te dire que j'avais complètement laissé tomber toute idée de participation en tant qu'auteur ou que spectateur à la mascarade Marseille 2013.
J'ai encore mémoire, il y a plus de deux ans, de ces costumes cravates, arrivant en retard de plus d'une heure, éructant le surplus de graisse de leur déjeuner à rallonge (c'est pas une blague) et nous expliquant brièvement que ce serait la capitale de la culture et non pas la capitale de l'art.
Je revois tous ces artistes, dont je connais beaucoup pour avoir travaillé avec eux (et dont certains me considèrent également comme un artiste malgré les pipes à dix balles que j'ai du tailler aux identités visuelles d'entreprises pour manger) ; je les revois tous ceux qui avaient morflé leurs derniers ronds dans un plein d'essence pour se rendre à une pseudo rencontre qui ne débouchait sur rien de concluant.
Ca commençait toujours par une petite reconnaissance "oui, vous les artistes qui vivez dans l'urgence.....". Et ça finissait par "donc vos projets sur la céramique, le fil de l'eau, les thèmes pédagogiques, blablablabla.....".
Et au fil des réunions, des interjections "Où est l'argent bande de voleurs ?" la foule d'artistes s'est amoindrie pour laisser place aux arrivistes animateurs de MJC qui drainaient avec eux une foule de jeunes perdus qui se retrouvaient la à défaut d'être ailleurs.
Voila à quoi se résumait Marseille 2013 pour ceux qui avaient eu la naïveté d'y croire.
Et qui ont pour beaucoup laissé tomber, à l'exception des renommés qui ont pu se permettre d'imposer leur vision d'un projet. Je respecte et je comprends.
Mais Marseille a toujours eu ses pirates qui se marrent bien des conneries d'un soi disant comité rattaché et récupéré politiquement.
Et ces pirates ont créé le Off.
Bouffée d'espoir, envie d'agir, agissement d'envie, tout le monde trépigne pendant que les autres commandent leur fondant au chocolat.
Le Off je le bénis, je veux y croire, et il commence fort avec la Trocade.
On y va, on fonce, on y crée.
Et si besoin, on ira leur taxer leurs méganes de fonction pour y aller.



mercredi 21 septembre 2011

Allé, flingue moi ce satellite !

L'UMP propose de faire prêter un serment "d'allégeance aux armes" à toute personne atteignant l'âge de 18 ans ou se faisant naturaliser français.
Ce serment engagerait celui qui s'y soumet à prendre les armes pour la France en cas de conflit armé.
Bon, déjà, moi qui ait fait mon service militaire, je sais que je suis mobilisable en cas de conflits jusqu'à l'âge de 50 ans. Enfin 47 car on t'enlève une année par enfant. Généreux non ?
Dons je ne vois pas bien ce que ce serment d’allégeance peut apporter de plus en la matière.
Surtout quand on note que le service militaire, sensé te dispenser entre autres les premières bases de l'utilisation d'un fusil d'assaut, a disparu. Et oui, comment on fait la ?
"Tiens voila ton fusil !"
"Mais je sais pas me servir de ça m'sieur !"
"T'as qu'à lire le manuel."
"Je sais pas lire m'sieur."
"François ! Fais nous préparer un serment d'allégeance de performance pour les profs, et qu'ils arrêtent de nous envoyer des demeurés."
Oui parce que les armes il faudra bien se les procurer quelque part, donc dans les armureries militaires car en France, détenir une arme peut s'avérer compliqué lorsqu'on choisit la voie légale (pour ceux que cela intéresse, la classification des armes et aussi les armes alternatives pour le survivaliste).
Donc si jamais je n'ai pas de flingue, je me rends à ma caserne la plus proche, pour défendre mon pays, être affecté à 1000 bornes de chez moi pour protéger des populations, pendant que d'autres militaires protègent ma famille.
J'ai une idée plus simple pour économiser les frais de transport, je reste chez moi et je protège ma famille.
Surtout que je suis sûr de l'avoir bien lu moi le manuel, et ce n'est pas la journée du "refus de l'échec scolaire" qui va me faire croire que les choses avancent.
Depuis le temps qu'il y a la journée du cancer, il est de plus en plus présent dans notre société, et malgré les nombreuses éditions de la journée de la femme, on n'en a toujours pas percé le mystère.
Bref, on va faire simple, on va rien faire d'autre que d'habitude.
On va faire attention aux nôtres, comme tous les jours.
On va garder la batte en bois Bennett bien en évidence prés de l'entrée, et le canon scié hors de portée des enfants.
On va regarder dehors de temps à autres, si on ne se prend pas un satellite sur le coin de la gueule.
Et si jamais un jour il faut courir, je consacrerai toutes mes forces à prendre mes enfants sous le bras.
J'en fais le serment.




Arme de détention libre (18+ et certificat médical) - Port interdit

mardi 20 septembre 2011

I'm too sexy for my cat

Quelle perte de temps toutes ces allées et venues de mon bureau jusqu'à la cuisine.
C'est vrai quoi, il me suffirait d'un mini frigo et d'un réchaud pour ma cafetière italienne pour ne plus avoir à bouger de mon fauteuil si confortable et continuer, devant mon écran, à bosser ou à écrire des banalités.
Alors je pourrais me livrer sans retenue aux joies d'une orgie immobile, je me laisserais aller à tâcher de nutella et de confiture à la groseille mon clavier et ma souris. Je pourrais entasser des peaux de saucissons au fond du mug du café d'hier.
Je serais pleinement épanoui, dans cette opulence contradictoire avec la légèreté que le web nous donne pour parcourir le monde.
Et puis je deviendrais tellement énorme que je ne pourrai plus me déplacer qu'en faisant rouler mon fauteuil qui commencerait à plier sous ma charge pondérale pour me rappeler qu'il n'est pas un équipement médical.
Et puis je grossirais encore, ne pouvant même plus passer par la porte de mon bureau pour en sortir. Les gens viendraient me voir, pour me saluer depuis le couloir, prendre des nouvelles, me demander "quoi de neuf ?".
J'aurais eu tout le temps pour en avoir ma dose des écrans, avec mes pupilles pixelisées devenus photosensibles uniquement au blanc jauni.
Et puis une association de gens apitoyés sur mon sort se formerait. Ils organiseraient l'évènement de m'emmener en balade un soir. Pas de jour, pour ne pas choquer les enfants.
Ils viendraient avec une équipe de maçon pour creuser un trou béant dans mon mur, puis ce seraient les grutiers qui m'harnacheraient pour venir me déposer dans la benne d'un camion cde chantier, tout cela sous la surveillance d'infirmiers stagiaires qui auront scratché ensemble deux tensiométres pour arriver à faire le tour de mon bras trois fois plus gros et trois fois moins ferme qu'une cuisse de rugbyman ; et sous les applaudissements des membres de l'association "Sortons le gros !" heureux de leur B.A. mais tout de même un peu inquiets pour la caution du camion benne.
Une blonde pulpeuse, trésorière de l'asso, m'offrirait un pack de Celebrations, du sucre contre le stress, mais mes gros doigts boudinés devenus de raides excroissances de ma paume seraient incapables de les attraper. Alors la blonde en ouvrirait un, un Twix car ils sont plus longs, et, du bout de ses faux ongles, le porterait à ma bouche en prenant soin de ne jamais être en contact direct avec mon derme. Je banderais si je me rappelais comment on fait.
On prendrait une photo où je sourirais comme si j'étais heureux.
Le camion démarrerait et je me retrouverais en train de déambuler, toujours immobile, avec ce pack de sucreries impossibles à attraper pour moi posé sur mon troisième bourrelet ; le plus imposant.
Quand le moteur ralentirait, à l'arrivée d'un stop, je pourrais entendre les blagues que font ensemble le chauffeur et le grutier à mon sujet dans la cabine du camion.
Un pauvre infirmier serait resté avec moi, se trouvant une petite place dans la benne, n'osant plus regarder le tensiomètre tant les chiffres seraient éloignés des standards de son manuel.
Il ne me regarderait pas non plus, apeuré que je le mange ou que je lui demande de m'administrer oralement un mini Bounty.
Assez vite le tour du quartier serait fait. A mon retour chez moi, tous seraient rentrés se couchés. Fiers et magnanimes.
Le grutier me replacerait sur mon fauteuil, avec une indélicatesse pressée à cette heure avancée de la nuit.
Et il repartirait boire un verre avec son nouveau pote le chauffeur sans même me dire au revoir.
Et je commencerais me les geler à cause du trou dans mon mur.
Et finalement je râlerais parce que le frigo est à l'autre bout de la pièce et qu'il serait bien plus pratique de l'avoir à mes pieds.
....
pfffffff
J'ai plus faim moi.



lundi 19 septembre 2011

A un taux exceptionnel !

"Le cac40 était en baisse ce matin, dés l'ouverture de la bourse de Paris...."
Les chaînes infos pourraient enregistrer ce message et nous le rediffuser chaque matin plutôt que de payer une fortune des analystes financiers qui se transforment de plus en plus souvent en analystes de catastrophes pas naturelles du tout.
La transition de l'information a conduit à la demande des états de l’institution européenne le début de remboursement de sa dette par la Grèce.
O_o
Lorsque l'on a prêté (nous la France s'entend) 5 milliards d'euros à ce pays dont le naufrage de l'économie était moins joliment maquillé que le nôtre, même le pire crétin en calculs et en finances comme moi avait bien compris qu'on ne les reverrait jamais. Comment veux tu être remboursé quand tu prêtes de l'argent à quelqu'un qui est dans la merde et qui n'a aucune perspective de s'en sortir.
Les conseillers ministériels sont ils des anciens de Cofidis ou Cetelem ? Ont ils donné leur accord de principe sans regarder les fiches de paie de Mme Grèce, en cochant "non fumeur" dans le cadre réservé à l' assurance et en arrondissant quelques chiffres pour qu'ils rentrent mieux dans les cases ?
Mais maintenant il faut rembourser madame, c'est qu'il y a un électorat à convaincre et on ne voudrait pas filer des munitions à l'adversaire.
Soyons clair, quand on parle d'institution européenne, il me semble que c'est à l'ouest que tout se décide, que la ligne Allemagne-France-Espagne pèse plus lourd que les 24 autres états membres.
Pour en revenir à nos moutons, si la Grèce ne rembourse pas est ce qu'on va lui envoyer des huissiers, est ce que ce territoire sera à nous, avec hôtels gratis et esclaves dansant le Sirtaki.
Pas sûr, mais en tout cas il seront largement redevables... non pas à toi ni moi, mais plutôt à l'Elysée.
Ca me fait penser, j'ai une solution.
Donnons plein de fric aux pays africains (en plus de celui qu'ils sont sensés nous devoir et que l'on tait à moitié comme s'il s'agissait de dommages et intérêts pour l’histoire sombre de la colonisation et de l'esclavage ; alors que selon la cohérence de la mondialisation, c'est nous qui leur devons de l'argent pour leur développement.... et des excuses pour le prix des trithérapies) ; donc je disais donnons leur plein de fric, particulièrement aux pays corrompus, et attendons que le dictat.... que le chef du gouvernement se soit tout mis dans les fouilles.
Ensuite on l'envoie discrètement passer sa retraite dans une île des Antilles et on demande des comptes aux dirigeants fraîchement débarqués.
Ils ne peuvent pas rembourser, pas de problème, on saisit le pays.
Et voila, maintenant les trafics d'armes et de diamants qui transitent par la méditerranée pourront se faire avec un tampon de la douane.
C'est une offre exceptionnelle, il est encore temps d'en profiter ! (jingle, base line, écran noir).


vendredi 16 septembre 2011

Moi Cheeta, i'm your father

Un petit truc léger et bien vu aujourd'hui (c'est vendredi on va pas se stresser sur un quelconque débat qui aurait eu lieu hier soir ou encore pour un assassin présumé remis en liberté pour vice de procédure).
Non juste une petite campagne géniale, pas toute jeune elle est de 2009, pour promouvoir la semaine du chimpanzé dans certains zoos.
Elle m'avait bien fait rire à l'époque, et en retombant dessus par hasard je trouve qu'elle marche toujours aussi bien.


jeudi 15 septembre 2011

Diversion

Il y a bien longtemps, dans une République de fiction.....

"Monsieur le Président, vous êtes sûr que vous voulez aller en Lobo ? Il y a encore des combats la bas !"

"J'ai pas le choix, faut que je bouge un peu pour montrer que j'existe, et puis ils peuvent plus voir ma tronche ici, peut être qu'à mon retour ils seront contents de me savoir en vie."

"Pas sûr.... mais bon ça avait pas été top pour les sondages quand vous étiez allé faire le con sur le porte avion."

"Ouais c'est vrai on s'est bien marrés, mais la c'est différent, faut que je fasse oublier le convoi qui s'est barré pas assez discrètement de Lobo.... tu sais, le convoi.... celui qui transportait notre ami."

"Oui oui, je me souviens bien."

"Bon et ben on va filer un autre nonos aux journalistes."

"Mouais, ça pourrait marcher, mais si jamais vous êtes blessé."

"Justement, j’emmène Jappi avec moi, il me servira de bouclier humain."

"Non pour votre sécurité physique je ne me fais pas de souci, vu tous les CRS qu'on va vous sortir pour l'occasion. De toute manière les pauvres continueront de se bastonner d'ici votre retour.... Non je parlais plutôt d'une blessure dans les sondages, si vous dîtes une connerie quoi."

"Et ben pareil ! J'ai Jappi ! Bouclier humain. Si je dis ou je fais une connerie, on dira que c'est lui."

"D'accord, on fait comme ça. Bon et sinon pour notre ami, une fois qu'on aura blanchi ses avoirs pour votre campagne, on en fait quoi ?"

"Je sais pas, comme les américains avec l'autre, on lui défonce la gueule et on le jette à la flotte."

"Ok Monsieur le Président, je note "pas trop prés du brésil" au cas où on repêche encore des corps."

"Hahahahahahahaha t'es con toi !"

"Je sais Monsieur le Président, c'est pour ça que vous me payez."


mardi 13 septembre 2011

Mange ton chien

Et voila une info qui mérite d’être partagée à grande échelle.

Selon l’étude menée par deux professeurs de l’université de Victoria, spécialisés dans le développement durable, Brenda et Robert Vale, et parue sous le titre « Il est temps de manger votre chien », l’empreinte carbone d’un chien domestique est deux fois supérieure à celle d’un Toyota Land Cruiser.

Ce couple de chercheurs s’est basé sur les ingrédients de l’alimentation canine et l’espace nécessaire à leur fabrication. Ainsi ils ont pu déterminé qu’il fallait 0,84 hectares de terre pour produire la nourriture annuelle moyenne d’un chien de compagnie alors que l’empreinte carbone d’un Toy qui fait 10 000 kilomètres en un an se traduit par 0,41 hectares (en comptant la construction du véhicule et le carburant utilisé) soit la moitié de celle de médor.

Une contre étude a été demandée à un chercheur du Stockholm Environment Institute de York qui s’est soldée par des résultats quasiment identiques.

Dans la même lignée, l’empreinte carbone d’un chat équivaut à celle d’une golf, celle d’un hamster à un écran plasma et celle d’un poisson rouge à deux téléphones portables.

La conclusion est qu’il est préférable de s’entourer d’animaux de compagnie destinés à être mangés.

Une étude qui n’a pas fait tant de bruit que ça (peut être était elle dérangeante pour beaucoup) mais qu’il faudrait faire lire à certains qui devraient s’informer sur les réalités environnementales avant de tirer à boulets rouges sur le monde du 4x4 et du offroad en général.

A bon entendeur.




dimanche 11 septembre 2011

R.A.S.

Alors aujourd'hui, je manque réellement d'inspiration.
L'actu semble tourner en boucle indéfiniment, comme un cycle court qui se répète chaque matin.
Les candidats à la primaire PS font des promesses intenables,comme de créer 60 000 postes dans l'éducation nationale dans la situation économique que nous connaissons ; l'UMP s'attaque à cette primaire au lieu de présenter un quelconque programme en utilisant de jeunes colleurs d'affiches sauvages (tiens donc, ça me rappelle....), le gouvernement en place se distribue des rôles comme royalement adjugés en préjugeant déjà du nouveau maire parisien pour 2014. Démocratie failed.
Rien de neuf quoi.
Un petit bouquin par ci par la sur les meilleures manières de financer en liquide les campagnes politiques.
Je me rends compte que ce qui est dramatique, c'est que tout ça ne nous étonne plus. C'est d'une banalité affligeante, et si ça mérite à peine ces quelques ligne, je ne sais pas si ça valait le temps que tu as pris pour lire.
Une journée comme une autre dans une république bananière comme peu d'autres.


vendredi 9 septembre 2011

Votez Jospin !

J'ai besoin d'une aspirine, j'ai tout lu mais j'ai pas tout compru.
Bon, Jean Noel Guérini, le boss du Conseil Général 13 est mis en examen. Il était temps apparemment. Ils ont peut être voulu voir si l'inculpation de son frère Alexandre suffirait à calmer les foules, mais non, le peuple, la démocratie, et particulièrement Harlem Désir voulaient voir tomber le grand chef. En fait ça ressemble vaguement au petit coup de balai de dernière minute dans le hall d'entrée pour accueillir des invités, le bulletin de vote à la main. Les google news sur leur smartphone dans l'autre.
Jusque la c'est presque cohérent. Hypocrite, mais cohérent.
Ok.
Faut dire que depuis quelques mois, la présomption d'innocence paraissait plus virulente à s'exprimer pour DSK par exemple que pour Jean No (pour les intimes). Comme si tout le monde savait que.... haha excusez moi, une seconde de naïveté. Donc je disais bien sûr tout le monde savait tout ce qui se passait et finalement le silence aurait bien arrangé les mamouths.
Pourquoi ?
Parce que Guérini a la main mise sur le socialisme marseillais depuis des années, et que finalement laver tout ce linge sale risquait d'entartrer la machine.
Mais la c'est fait, les juges l'ont mis en examen, tous se sont rués pour dire qu'il devrait être exclu du PS alors qu'il le quittait de son "libre arbitre" à peine quelques minutes plus tôt.
Et donc la présomption d'innocence..... bref.
Cela dit il ne va pas pointer au chômage de suite, il est élu à la tête du CG jusqu'en 2013 et avait promis durant sa campagne de 2008 de nettoyer Marseille de la corruption, etc....
J'ai oublié ce à quoi je pensais, ça va tellement dans tous les sens.
Ha oui c'est ça, comme ça on oublie les sondages, les vilains mots pas beaux aux copains de récré (Ségolène tu joues pas collectif) et peut être même qu'on ensable légèrement Eva Joly qui était en tournée, comme par hasard ce jour la, à proximité de la cité phocéenne.
EELV va avoir son candidat ou sa candidate, qui devra au deuxième tour appeler ses électeurs à voter pour un socialiste (enfin s'il en reste). Alors que le son de cloche actuel c'est "tous pourris!".
Moi je dis, manque plus que Lionel dans le décor, qui aurait vu de la lumière en passant..... ha le film d'horreur !
Tiens comment c'était ce film glauque, avec du pouvoir, des tortures et de l'impunité ?
Ha oui, "Le nom de la rose".

jeudi 8 septembre 2011

Quand c'est du fucking web.....

On va dire que je tire encore sur les policiers, mais ce n'est pas vrai. Je lis des infos, c'est tout.
Comme celle de ce policier de trente ans qui vient d'être condamné à deux mois de prison avec sursis et 5000 € de dommages et intérêts, car il avait tout simplement mis en ligne la vidéo d'une agression qui avait été filmée par les caméras de surveillance de la RATP.
Un type s'est fait violenter par trois autres, et apparemment ça ne faisait pas semblant. Ca à fait le tour de FB, Youtube et Dailymotion.
Donc on savait que les agresseurs se mettaient à filmer leurs exploits sur leurs téléphones portables, mais désormais il faudra aussi prendre en compte les institutions de la république (la police quoi !) et les caméras de vidéosurveillance qui trônent partout.
Une sorte de téléréalité permanente, ou tu devras avoir un costume, genre bleu avec une étoile, pour pas prendre une trop grosse claque si tu te fais piquer en train de diffuser des images (deux mois de sursis, pour quelqu'un qui a prêté serment de protéger la population, c'est cadeau je trouve).
La vidéo a été retirée, sinon elle aurait pu figurer sur le nouveau réseau pas très social Faceglat.
Oui oui, tu as bien lu, Faceglat, le FB des juifs ultraorthodoxes. Avec une entrée différente pour les hommes et les femmes, comme à la piscine, sauf que la faudra aussi montrer kippa blanche pour rentrer.
Je trouve ça vraiment génial d'aller au bout des choses comme ça, de s'exclure du monde, d'exclure les autres du sien, et de pleurer une persécution vieille de 5000 ans.
Ceux qui me connaissent savent que je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire (merci Michel).
Bon, donc on en est où. Oui on va fonder ses propres communautés sur le web, on va se battre à coup de virus et de trojans catapultés sur la fibre optique, on va s'insulter avec des mots inventés sur le vif des claviers.
Et si en plus un flic arrive à se procurer les bandes de vidéosurveillance de tout ça, je te le dis mon fils, on va faire un carton !


mercredi 7 septembre 2011

Coup de speed

Alors bon, si tu n'es pas prisonnier tu t'en fous un peu, mais désormais ce seront les agents pénitentiaires, et non plus les policiers et/ou gendarmes qui escorteront les détenus du centre d'incarcération jusqu'à leur tribunal.
C'est ce qui se passe actuellement à Metz, Nancy et Riom.
C'est vrai qu'il y a tellement d'effectifs, d'un côté comme de l'autre, qu'il faut bien trouver à les occuper.
Le problème, c'est quand on doit remettre un dealer présumé en liberté parce qu'on ne l'a pas sorti de sa cellule pour le présenter au tribunal. A priori il doit bien se marrer maintenant.
Le ministre aurait déclaré que les services pourraient toujours faire appel à la police et la gendarmerie en renforts.
Excepté quand ceux-ci sont occupés à filer le mari de la maîtresse d'un commissaire divisionnaire qui n'a pas hésité à déployer toutes les techniques, et même à demander un sous marin (véhicule d'espionnage), pour apporter de quoi étoffer le dossier de divorce de madame.
Au passage, de par son âge avancé, monsieur le commissaire s'est vu dispensé de garde à vue.
C'est quand même beau tout ce grand n'importe quoi, ça me fait penser à un oiseau en plastique qui pend à l'envers, ou à une roue de secours qui se barre d'un 38 tonnes sur la voie rapide.
Pour la leçon de morale aux écoliers : "fais pas ce que je dis, et fais pas ce que je fais."



Edit : avec conscience que les policiers et gendarmes du rang sont eux aussi victimes de leurs chefs et des politiques

mardi 6 septembre 2011

Les bourses poursuivent leur baise



C'est la rentrée. Finis vos doux rêves de sable blanc ou de sommets suroxygénés.
Vous rentrez, si vous êtes parti.
Et tout est familier par ici.
Il y a des procès gagnés d'avance qui ne procèdent plus de façon surprenante, d'autres que tel accusé peut suivre depuis son canapé.
Ça parle, ça cancane. Ça traverse des déserts en convois exceptionnels, ça fait disparaitre des dictateurs comme par magie. Tadaaaaaaaaa !
Ca veut l'oseille de maman, ça présente sa grille de programmes, ça vend des médicaments mortels.
Ça débloque des milliards qui ne sont pas à elles, ça prend des crédits fous qu'elle ne pourra jamais rembourser.
Ça parle de monnaie, d'échanges, d'un certain cac qui dégringole.
On nous vend des blousons alors qu'on flâne encore sur les terrasses, on nous demande de payer pour habiter là où on dort.
On nous parle d'austérité, de rigueur, de pv. C'est pour notre bien.
On nous annonce tout bas ce qui a été voté pendant qu'on lisait des magazines gratuits en prenant un coup de soleil.
Ces salopards de fumeurs paieront encore plus cher pour mourir, et ces salopards d'enfants pour aller faire les zouaves dans des parcs d'attraction.
En juillet une sécheresse dramatique sévissait dans la corne de l'Afrique. En août cela a du aller mieux, je n'en ai plus entendu parler.
Pareil pour les mayas, ou les incas, je ne sais plus. Ceux qui doivent nous envahir le 21 décembre 2012 en soucoupes volantes. Ha non, c'est pas ça ?
Enfin je ne sais plus. J'ai jeté les piles de ma télécommande mais y'a ce satané web qui me dit tout ce que je ne veux pas savoir.
Bon c'est la rentrée, et si jamais vous sortez de la matrice, couvrez vous bien !


Introduction au mode avec échec

Mercredi 23 Décembre 2009, convocation d’huissier.

C’est la troisième.

Comme les mises en demeure semblent douces et sans conséquence finalement.

Mais que s’est-il passé ?

Hier j’étais un gamin gambadant sur un matelas d’espoirs et persuadé que le soleil brillerait où je le déciderais.

J’étais un oiseau dont les plumes imperméables ne craignent ni la chaleur ni le mazout.

J’étais prompt à prendre de grandes décisions.

Aujourd’hui je suis malade d’écrire et de pourrir ce ciel de noël.

Je dois prendre la voiture qu’il me reste pour aller dire à cet huissier ce que je pense de ses méthodes, je veux lui raconter mon aventure et mes espoirs, lui faire partager mes angoisses et je suis sûr qu’il voudra m’aider.

Je souris. J’aime cette seconde naïve qui émerge parfois en moi comme une grande bouffée d’oxygène.

Je dois prendre la voiture qu’il me reste pour lui dire que je n’ai plus les moyens de payer.

Peut être que je rentrerai à pieds.

Mais où étais-je dans la nuit du 07 Avril 2005 au 06 Janvier 2009 ?

Je crois que je sortais encore doucement de l’insouciance, peut être bien sur la case rue de la paix où j’ai pu acheter un hôtel sur la base de mes convictions.

En tout début de soirée je passais au greffe du tribunal de commerce pour affirmer mon existence. Et au petit matin, je retournais à la même adresse, mais au premier étage cette fois, en audience.

En liquidation judiciaire.

De toute façon mon ambition a été piétinée bien avant le lever du jour. Ne restera à détruire que le matériel de mon œuvre, et les promesses faites à mes enfants.

Demain, à 8h30, vêtu des soucis et des angoisses qui sont mes compagnons de voyages depuis des mois, je vais me présenter à des juges qui feront leur travail : juger mon travail.

Que va-t-il se passer ? Est-ce que je vais m’effondrer ? Est-ce que je vais pleurer ? Est-ce que je vais me sentir soulagé ?

Ou bien pire encore, est ce que je ne vais rien ressentir ?

Est-ce qu’il pleut demain ?

J’ai mal au ventre, plus que d’habitude.

Il paraît qu’il y a une épidémie de gastros. Il paraît qu’il y a une épidémie de fermetures de sociétés.

Il paraît que les statistiques m’ont englobé.

Si j’avais un psy je prendrais une double séance.



Naissance, espoirs, mort,…. et rebond.

J’en suis à la mort, et je garde espoir d’un rebond.

Pour la naissance c’est fini, je ne renaîtrai pas. Je ne suis pas un Phénix.

Les Phénix n’existent que dans les contes et à la française des jeux.



En 1998 je suis tombé amoureux.

Je me souviens de ces sentiments contradictoires. De ces questionnements que l’on balaie sous le tapis en sachant qu’ils referont surface tôt ou tard.

De ce désir de rester jeune et de vieillir à la fois.

Je me souviens de la facilité à s’installer à une terrasse pour boire une bière.

Je me souviens du soleil qui nous faisait pousser.

Je me souviens lui avoir dit tout ce que je n’avais jamais encore dit à personne.

J’avais 23 ans, et je me souviens que le monde m’appartenait.

A 24 ans nous emménageons ensemble.

Nous créons une association.

Nous faisons des films qui ne nous rapportent pas d’argent.

Nous sommes emplois jeunes dans les écoles.

Elle reprend ses études pour trois ans.

Nous vivons sur mon smic. On arrive à commander une pizza de temps en temps.

Nous avons une voiture en assez bon état et qui avale les kilomètres avec insouciance.

Nous faisons souvent l’amour.

Nous sommes heureux.

Aucun tapis rouge ne saurait être plus doux.

J’ai toujours été d’un caractère difficile. Qualifié d’entier par les gens qui m’aiment, je suis un emmerdeur pour les autres.

Je veux mon indépendance professionnelle, c’est la suite logique des actes de ma vie jusque là.

L’on me dit que j’ai du talent, que je devrais créer ma boîte.

Un réseau de demandeurs se forme. Les commandes ne manqueront pas.

J’hésite doucement.

Elle me convainc de passer par le portage de projets ; de faire le test en grandeur réelle.

Elle est plus maline que moi parfois.

J’accepte l’idée.

Je trouve une « couveuse d’entreprises » qui propose un portage salarial.

J’y vais avec ma barbe et mes cheveux long ébouriffés…. et un dossier.

Je suis accepté.

Je retourne voir mon réseau de demandeurs.

Je commence à bosser, et à facturer.

Je touche du bout du doigt l’indépendance professionnelle.

A cette époque, ma naïveté émerge bien plus souvent qu’une simple minute, et je crois que son oxygène m’empêche parfois de penser correctement.

On me dit que c’est courageux de tenter l’expérience.

Je suis déjà assez lucide pour savoir que le courage et l’inconscience ne sont pas très éloignés.