vendredi 30 septembre 2011

Ma vieille 2013

Ayant parcouru les réunions soporifiques et incroyablement dédiées à l'éloge de pouvoirs en place qui nous servit la langue de bois sur un vieux plateau en métal rouillé, je peux te dire que j'avais complètement laissé tomber toute idée de participation en tant qu'auteur ou que spectateur à la mascarade Marseille 2013.
J'ai encore mémoire, il y a plus de deux ans, de ces costumes cravates, arrivant en retard de plus d'une heure, éructant le surplus de graisse de leur déjeuner à rallonge (c'est pas une blague) et nous expliquant brièvement que ce serait la capitale de la culture et non pas la capitale de l'art.
Je revois tous ces artistes, dont je connais beaucoup pour avoir travaillé avec eux (et dont certains me considèrent également comme un artiste malgré les pipes à dix balles que j'ai du tailler aux identités visuelles d'entreprises pour manger) ; je les revois tous ceux qui avaient morflé leurs derniers ronds dans un plein d'essence pour se rendre à une pseudo rencontre qui ne débouchait sur rien de concluant.
Ca commençait toujours par une petite reconnaissance "oui, vous les artistes qui vivez dans l'urgence.....". Et ça finissait par "donc vos projets sur la céramique, le fil de l'eau, les thèmes pédagogiques, blablablabla.....".
Et au fil des réunions, des interjections "Où est l'argent bande de voleurs ?" la foule d'artistes s'est amoindrie pour laisser place aux arrivistes animateurs de MJC qui drainaient avec eux une foule de jeunes perdus qui se retrouvaient la à défaut d'être ailleurs.
Voila à quoi se résumait Marseille 2013 pour ceux qui avaient eu la naïveté d'y croire.
Et qui ont pour beaucoup laissé tomber, à l'exception des renommés qui ont pu se permettre d'imposer leur vision d'un projet. Je respecte et je comprends.
Mais Marseille a toujours eu ses pirates qui se marrent bien des conneries d'un soi disant comité rattaché et récupéré politiquement.
Et ces pirates ont créé le Off.
Bouffée d'espoir, envie d'agir, agissement d'envie, tout le monde trépigne pendant que les autres commandent leur fondant au chocolat.
Le Off je le bénis, je veux y croire, et il commence fort avec la Trocade.
On y va, on fonce, on y crée.
Et si besoin, on ira leur taxer leurs méganes de fonction pour y aller.



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