
C'est la rentrée. Finis vos doux rêves de sable blanc ou de sommets suroxygénés.
Vous rentrez, si vous êtes parti.
Et tout est familier par ici.
Il y a des procès gagnés d'avance qui ne procèdent plus de façon surprenante, d'autres que tel accusé peut suivre depuis son canapé.
Ça parle, ça cancane. Ça traverse des déserts en convois exceptionnels, ça fait disparaitre des dictateurs comme par magie. Tadaaaaaaaaa !
Ca veut l'oseille de maman, ça présente sa grille de programmes, ça vend des médicaments mortels.
Ça débloque des milliards qui ne sont pas à elles, ça prend des crédits fous qu'elle ne pourra jamais rembourser.
Ça parle de monnaie, d'échanges, d'un certain cac qui dégringole.
On nous vend des blousons alors qu'on flâne encore sur les terrasses, on nous demande de payer pour habiter là où on dort.
On nous parle d'austérité, de rigueur, de pv. C'est pour notre bien.
On nous annonce tout bas ce qui a été voté pendant qu'on lisait des magazines gratuits en prenant un coup de soleil.
Ces salopards de fumeurs paieront encore plus cher pour mourir, et ces salopards d'enfants pour aller faire les zouaves dans des parcs d'attraction.
En juillet une sécheresse dramatique sévissait dans la corne de l'Afrique. En août cela a du aller mieux, je n'en ai plus entendu parler.
Pareil pour les mayas, ou les incas, je ne sais plus. Ceux qui doivent nous envahir le 21 décembre 2012 en soucoupes volantes. Ha non, c'est pas ça ?
Enfin je ne sais plus. J'ai jeté les piles de ma télécommande mais y'a ce satané web qui me dit tout ce que je ne veux pas savoir.
Bon c'est la rentrée, et si jamais vous sortez de la matrice, couvrez vous bien !
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